L’actualité nous ramène régulièrement à la Côte d’Ivoire. Un pays que les Assomptionnistes connaissent bien pour y avoir présents pendant près de 50 années. L’aventure a commencé là aussi par un projet éducatif, avec un collège qui pourtant laissera rapidement la place aux missions plus pastorales. Voici quelques photos du collège et des missions sur place. Les autres photos peuvent être découvertes sur la page ci-dessus, après avoir demandé le mot clé.

Pour en connaître plus sur cette mission, voici la synthèse historique qu’en a fait le P. Jean Paul Perrier Muzet.

L’ex-Province A.A. de Lyon, par suite des conséquences des deux guerres mondiales du XXème siècle, a été coupée de son apostolat traditionnel en Orient et s’est redéployée en direction des pays du pourtour méditerranéen. Elle accepta volontiers la proposition de Mgr Jean-Baptiste Boivin (1898-1970), archevêque d’Abidjan en Côte d’Ivoire, de fonder un collège dans sa ville épiscopale, dédié à Notre-Dame d’Afrique. La communauté a été constituée canoniquement le 29 novembre 1957. Des bâtiments neufs furent construits en 1959 pour répondre à la demande croissante des familles. La communauté éducative compta une dizaine de religieux dont le P. Roland Sourceaux (1920-1989), supérieur puis économe du collège en 1963. Les difficultés liées à un climat éprouvant mais sans doute aussi les préférences des religieux pour un ministère pastoral en brousse conduisirent à passer le collège aux mains des Marianistes en 1966. Jusqu’en juin 1987, les Assomptionnistes s’investirent généreusement dans les réalités de l’Eglise locale, tant dans des centres urbains qu’en brousse : Aboisso pris en charge entre 1958 et 1965, Bonoua entre 1960 et 1965, Adiaké jusqu’en 1976, Vridi, paroisse Saint-Jean-Marie Vianney et surtout Port-Bouet,paroisse Sainte-Anne (1976-1987). Ce dernier lieu fut quitté le 30 juin 1987, mais avec le désir d’une nouvelle fondation à partir de 1988. Le 17 août de cette année 1988, les Pères Maurice Métral, Albert Roesch et Marcel Hoffmann (1938-2005) partirent pour la Côte d’Ivoire former à Grand-Bassam une communauté avec deux jeunes religieux congolais, Jean-Pierre Mumbere Ndulani et Etienne Paluku Mbafumoja. L’évêque du lieu, Mgr Joseph Akichi (1933-1993) se montrait très accueillant et demandeur pour ce renfort pastoral, mais la présence sur place d’une communauté néo-catéchuménale compromit toute forme de collaboration possible et l’Assomption mit un terme dès 1989 à cette re-fondation en terre ivoirienne. Seule consolation, les autres familles de l’Assomption sont bien présentes en Côte d’Ivoire : les R.A. depuis 1958, les Oblates depuis 1975 (Sinematiali, Ferké et Togoniere) et les Orantes depuis 1981 (Abidjan, Bonoua et Korhogo). La Côte d’Ivoire est également terre de mission pour les R.A. (1958), les O.A. (1975) et les Ora (1985).

DL